Actualités

GESTION DU STRESS

Une demande de plus en plus pressante

Le stress est présent dans différents domaines : au travail, à l'école, en conduite et dans les transports. Et pourtant, hier étions-nous plus stressés ?

Vous avez des troubles du sommeil, des insomnies, vous vous sentez oppressés, saturés, sous pression, en dépression, harcelés, fatigués en permanence, vous êtes moins motivés dans vos activités, perte de votre libido et troubles de votre sexualité, vous avez des troubles de la concentration, de mémorisation, alors peut être êtes-vous stressés.

Nous avons le sentiment que le stress vient d’apparaître or il existe depuis longtemps.

Nos aînés partaient en mer, descendaient dans les mines, connaissaient la guerre. Le stress était vécu quotidiennement seulement les hommes l’admettaient ou avaient la capacité de s’adapter aux événements de la vie.

Nous ne sommes pas plus stressé actuellement mais nous en avons une autre perception. Les conditions de vie sont ressentis plus durement, d’autant que l’individualisme et la solitude ne permettent pas de se sentir protéger par le groupe, la famille.

Le terme “Stress” désigne une force déformant un matériau. Le résultat de la déformation s’appelle “Strain”. Il conviendrait de distinguer entre la cause et le résultat, l’agent stresseur, et le stress.

ADAPTATION

Jusqu’à ce jour, le stress reste une mise sous tension de notre organisme suite à une variation, significative pour lui, de son environnement ou de son milieu interne. Mais grâce à cette mise sous tension de notre organisme, nous allons acquérir cette capacité d’adaptation, de conquête d’un équilibre intérieur perturbé ou en acquérir un nouveau type.

L’homéostasie, indispensable à la vie, est le processus qui vise à maintenir cet équilibre physiologique. La mauvaise gestion et les excès du stress conduisent à la maladie.

Cette mise sous tension va nous permettre de nous adapter, de reconquérir un équilibre intérieur perturbé ou de développer un nouveau type d’équilibre.

Physiologique et indispensable à la vie, l’ensemble de ce processus vise à récupérer et maintenir notre homéostasie.

Seuls sa mauvaise gestion et ses excès conduisent à la maladie.

L’adaptation au stress à ses limites, c’est comme la résistance des matériaux. Soumis à une forte contrainte, il y a un moment où le matériau plie ou casse. Pour la personne c’est pareil, cela s’appelle la phase d’épuisement qui peut aller jusqu’au “Burn-out”.

Mais nous ne réagissons pas tous de la même façon.

Face au stress, des personnes s’en sortent normalement alors que d’autres deviennent dépressif, anxieux, s’adonnent à des pratiques addictives : alcool, tabac, drogue ou infligent à leur corps des comportements pouvant perturber profondément leur schéma corporel : boulimie, anorexie, compulsion alimentaire.

Loin de remédier aux causes de la souffrance, au contraire la personne s’inscrit dans le cercle vicieux de la dépendance, s’isole, enferme sa conscience au lieu de l’élargir. Certaines personnes sont tentées de soulager définitivement leurs souffrances en se suicidant.

Des sujets vont déclencher des maladies psychosomatiques, vont ressentir des contractures, des tensions dans la nuque, les épaules, le dos, des noeuds au ventre. D’autres vont développer de l’eczéma, des crises d’urticaires, des douleurs gastriques, des constipations ou des diarrhées, des spasmes intestinaux.

Faut-il s’étonner alors que les Français soient les champions du monde de la consommation d’anxyolitiques, de somnifères ?

Faut-il s’étonner que l’obésité gagne du terrain, que les jeunes filles deviennent anorexiques, que le suicide devienne la solution d’un problème existentiel ?

AU-DE LA RÉSISTANCE

Des études ne suffisent pas à rendre compte de la complexité d’un phénomène qui affecte notre société et pas seulement les individus concernés. Si la pilule du bonheur existait cela se saurait depuis longtemps et il n’y aurait pas besoin de s’adonner aux paradis artificiels et éphémères ou d’attenter à sa vie.

Dans notre culture occidentale, le stress mérite de plus en plus l’étiquette de mal du siècle et tous les publics sont concernés quelque soit sa condition et son âge : homme, femme, adolescence, adulte, personne âgée et quelque soit sa catégorie sociale.

Le stress de l’agriculteur soumis aux contraintes du marché et qui ne peut faire face aux difficultés financières de son exploitation et qui se sent isolé.

Le stress de l’ouvrier, l’employé soumis aux cadences, à l’ambiance délétère sur son lieu de travail, à la pression de la clientèle au guichet, sur les plate-formes d’appel.

Celui ou celle qui n’ont eu d’autre choix qu’un travail posté en trois huit ou l’infirmière et le personnel soignant confrontés au travail de nuit incompatible avec leur rythme circadien, leur vie familiale et sociale.

Le stress du cadre commercial que l’on presse pour l’atteinte des objectifs de vente, de rentabilité. La fatigue des kilomètres parcourus qui rendent les journées interminables.

Le stress du directeur des ressources humaines qui doit gérer un plan de licenciement, l’absentéisme, le turn-over, le recrutement, les conflits internes.

Le stress du cadre dirigeant surbooké, surchargé, qui doit développer, assurer la performance de son entreprise.

Le stress du chômeur ou de la perte d’emploi soucieux de réintégration dans le monde du travail et qui d’entretien en formation s’essouffle, perd espoir et confiance en ses capacités.

Le stress de l’étudiant qui se prépare activement pour ses concours en hautes écoles et qui souhaite obtenir la meilleure école, ou celle de son choix et le stress du lycéen confiant mais angoissé par les épreuves de l’écrit et l’oral du bac.

Le stress du stagiaire en apprentissage du permis de conduire qui redoute l’échec du code de la route, de la conduite synonyme de perte de temps, d’argent, qui retarde l’autonomie ou l’occasion d’une accession à l’emploi.

Le stress du soigné dans l’intervention médicale, la peur de l’anesthésie, de l’acte chirurgical lui-même.

Le stress du personnel soignant, de l’infirmière en hôpital, en clinique, jamais assez nombreux et qui doit faire face à une charge de travail de plus en plus conséquente, ce qui n’autorise que peu de dialogue en équipe ou avec les malades.

Le stress du sportif amateur ou professionnel dans les compétitions.

Le stress post-traumatique, suite d’accident, de violences, de deuil.

Le stress de phobie, phobie de l’eau, phobie des grands espaces ou de la foule, phonie des espaces clos : ascenseurs, scanners, escaliers, phobie de l’avion.

Nous sommes par conséquent de plus en plus sollicités soit par des méthodes allopathiques, soit psychothérapiques.

La plupart d’entre elles agissent de façon passive ou cherchent à rendre moins stressant notre environnement, en étudiant les causes et en essayant de les supprimer ou de les atténuer.

ACTEUR DE LA GESTION DU STRESS

En quelques séances, le shiatsu ou/et la Sophrologie Caycédienne® propose une autre approche : une approche active, impliquant directement la personne et ses structures les plus profondes.

La personne réalise cette approche en la contrôlant par elle-même et la mobilisation du positif est de sa propre responsabilité. La conception de la méthode sophrologique fait appel à des techniques de développement et de renforcement de la personnalité.

Les méthodes de shiatsu et de sophrologique invitent la personne à se prendre en charge elle-même dès le départ, et effectuer la transformation de son espace intérieur en le rendant plus riche, plus solide et cependant adaptable.

La gestion du stress est en fait une autogestion.

L’équilibre entre le monde extérieur et intérieur peut se trouver très vite perturbé si nous ne renforçons pas suffisamment notre conscience qui est la force de captation d’intégration de toutes ces informations.

Seule une conscience tonique pourra jouer pleinement son rôle et la tonicité de la conscience s’entraîne comme la tonicité d’un muscle. C’est ce que propose la Sophrologie Caycédienne®.

Les exercices pratiques de Sophrologie sont orientés vers une vraie notion de gestion du stress : prendre conscience de l’intensité de nos réactions et leurs manifestations, désamorcer, voire neutraliser leurs excès négatifs, stimuler leur aspect positif en cas d’insuffisance.

Le niveau de relaxation profond, le niveau sophro-liminal, utilisé en entraînement est un niveau d’amplification de tous les phénomènes. Nous profitons des caractéristiques de ce niveau pour apprendre à très vite automatiser de nouvelles habitudes, de nouveaux conditionnements plus positifs en passant d’abord par une meilleure prise de conscience de ces phénomènes.

Peut-on prétendre dans le domaine de la gestion du stress que seule la rationalité peut nous aider ? Non, car nul n’a jamais pu apprendre à nager en se faisant expliquer le principe d’Archimède mais en se “jetant” à l’eau.

Il en est de même pour l’émotion. Le stress qui ne résulte pas d’une construction intellectuelle maîtrisable par l’analyse et la logique. Il s’agit avant tout d’expériences vécues par notre corps, nos muscles, de tensions persistantes accompagnées de monologues intérieurs.

Le Shiatsu et la Sophrologie Caycédienne® nous enseignent qu’une gestion efficace ne pourra se faire que sur le terrain.

Elle nous permet de nous situer au niveau juste énergétique, avoir un comportement juste, apporter une réponse juste face aux événements. Éviter une démotivation cause d’une énergie trop faible ; contrôler la colère, l’emportement, la panique par un niveau trop élevé.

Contact

c